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La faïencerie dans le Tonnerrois
Première fabrique de l’Est du département, la faïencerie de Fulvy est considérée comme le prototype d’Ancy-le-Franc. Bien qu’éphémère, elle permit au marquis de Courtanvaux de bénéficier de l’expérience acquise par son voisin, le marquis de Fulvy.
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Ancy-le-Franc
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Une argile abondante, la présence de forêts et la relative proximité de Nevers, grand centre faïencier depuis le XVIème siècle, ont été des facteurs déterminants pour Charles César Le Tellier de Louvois lors de la fondation d’une manufacture en 1765, dans le château. La faïence de réverbère (petit feu) avec des décors (fleuris, géométriques, patriotiques, animaux...) influencés par Tournai est le fer de lance de la nouvelle production. Parallèlement à la production faïencière, des essais de porcelaine sont en cours, sans grands résultats. Pendant la Révolution, l’activité semble s’être arrêtée. Elle reprend vers 1800, près de la porte de la Perreuse pour péricliter jusqu’en 1808, date de sa fermeture. Il subsiste aujourd’hui un bâtiment au 57-59, rue de la grande rue (quoique très transformé) et un autre scindé en habitation au 62 de la même rue. |
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Ancy-le-Franc n’a pas été pas une manufacture isolée dans sa province, sa production était vendue à une journée de marche autour de ses fours. Elle s’est inscrite dans un courant culturel et technique qui l’a mise en rapport avec d’autres fabriques, avec des techniciens de grande valeur et des personnages de haut renom. C’est pourquoi, la fabrique d’Ancy est d’une grande importance pour comprendre le développement des proto-industrielles du siècle des Lumières. |
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Dès le 28 pluviôse an II, un marchand, fabricant, faïencier est installé à Vausse. C’est la première colonie issue d’Ancy-le-Franc. Au début, la fabrique de Vausse a donné quelques produits qui étaient dignes d’intérêt. Ils ressemblaient aux produits contemporains de la fabrique du château d’Ancy-le-Franc, puisqu’ils sortaient de la même inspiration et des mêmes mains. Après ces premiers essais, la fabrique de Vausse, passant de mains en mains, ne fabriqua plus que des objets communs. Elle fabriquait des faïences de couleurs plus vives qu’Ancy, des copies de Delft (terres rosées et camaïeux bleus si particuliers). |
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Dans les années 1820, Jean Philippot, propriétaire du domaine des Cornes (situé à 2 km de Vausse), fonde chez lui une faïencerie, sur le modèle de la précédente. Cette fabrique bénéficia de sa collaboration avec Vausse et l’amélioration du marché des couleurs, notamment le rouge et le vert céladon. Cela permit d’obtenir de nouvelles tonalités éclatantes sur un émail très blanc. Les Cornes ont été une entreprise plus commerciale qu’artistique qui reproduit souvent les mêmes modèles. Il manque l’originalité pour donner toute l’ampleur à cette faïencerie et la guerre de 1870 ruinera ses espoirs. |
Sources photographiques et documentaires :
Le prieuré de Vausse, éditions GEDA, Paris, 1995. Vous êtes intéressé par cet ouvrage ?
Les faïenceries de l’Auxerrois : inventaire images couleur des collections de faïences du musée de Villiers-Saint-Benoît, éditions GEDA, Paris, 1994. Vous êtes intéressé par cet ouvrage ?
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