L’eau
Tour à tour moyen de transport, source d’alimentation ou lieu de villégiature, l’eau est omniprésente sur le sol tonnerrois.
L’Armançon, qui prend sa source en Côte d’Or, arrose Ancy-le-Franc, Tanlay, Tonnerre, Saint-Florentin, Brienon et se jette dans l’Yonne au-delà de Cheny. Souvent inconstante et capricieuse, soutenant, sans doute, la réputation qu’on lui a faite de « mauvaise rivière, bon poisson », l’Armançon était navigable (c’est-à-dire susceptible grâce à des barrages ou pertuis, de porter des radeaux ou des barques à fond plat, chargés en marchandises) essentiellement entre Brienon et Cheny.
Si la navigation semble avoir été suspendue au début du XVIIème siècle, l’Armançon continua à être flottable à bûches perdues sur la plus grande partie de son parcours jusqu’à l’apparition des chemins de fer.
Le Serein détermine sensiblement vers l’ouest les limites du Tonnerrois. Il descend des plateaux du Morvan (Saulieu en Côte-d’Or) et arrose Guillon, l’Isle-sur-Serein, Noyers, Chablis, Ligny-le-Châtel. C’est une rivière tranquille, riche en eaux de sources qui entraînent une grande quantité de grève à chacune de ses crues. La vallée est très belle et cette rivière est idéale pour tous les fervents amateurs de pêche.
Le canal de Bourgogne, long de 242 km et ponctué de 189 écluses unit la vallée de l’Yonne à celle de la Saône. Les travaux ont commencé en 1775 pour s’achever 57 ans plus tard, avec une interruption entre 1793 et 1808.
C’est entre 1834 et 1850 que le trafic connaît sa plus grande densité. La pierre de taille de Lézinnes ou Cry, la pierre à chaux de Pacy ainsi que les charges de tan passaient à Tonnerre.
Peu à peu délaissé par la navigation commerciale, ce canal est devenu l’une des voies favorites de la navigation de plaisance. Serpentant à travers tout le Tonnerrois au gré de l’Armançon, dont il suit fidèlement la vallée, le canal est parfait pour partir à la découverte de cette région.
Le sous-sol calcaire du Tonnerrois draine les eaux qui cheminent par tout un réseau de failles, jusqu’à d’innombrables lavoirs, fontaines...
...et à la Fosse Dionne. Source à l’eau limpide, aménagée dans un bassin circulaire de 15 mètres à usage de lavoir. Le débit des eaux (100 mètres cube seconde) a permis la formation d’un cours d’eau qui aboutit à l’Armançon. Au milieu du bassin, une partie plus sombre, bleuâtre, constitue la fente du rocher qui permet la sortie des eaux souterraines.
Son nom de Dionne tient ses origines de l’époque celtique « fosse divine » selon certaine interprétation. En tout cas, elle servit à l’alimentation du centre primitif de Tonnerre « Tornodorum » qui était situé sur la montagne au-dessus des rochers au lieu-dit maintenant « Les vieux châteaux ».
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